En Vannetais, « aussi loin que nous puissions remonter, remarque l'ethnologue Jean-Michel GUILCHER, les pays de Gourin, Le Faouët, Guémené, Pontivy sont réputés pour le nombre et la qualité de leurs sonneurs (couple biniou/bombarde).

La bombarde et le binioù-koz sont, par excellence, les instruments traditionnels de Bretagne, inséparables pour animer les danses.

La bombarde est un instrument de fabrication assez simple qui n’a pas connu beaucoup d’évolution en quelques siècles.
Joué en Bretagne uniquement, elle fait partie de la famille des Hautbois, ayant un même type d'anche et une même technique de souffle. Il existe différents modèles de bombarde : en si bémol, sol ou la (avec une gamme à mi chemin entre le mode majeur et mineur ) et en do.
Un joueur de bombarde est un talabarder.

Le Binioù-braz est l'appellation bretonne de la cornemuse écossaise. Il fut d'abord équipé d'un bourdon jusqu'à la fin du Vè siècle, puis d'un deuxième bourdon, lorsque les Scots s'établirent en Ecosse. Instrument réconfortant les guerriers écossais dans leurs combats contre les anglais, le binioù-braz fut aussi appelé War Pipe. Cet instrument fut introduit en Bretagne, juste avant le XXè siècle.

Le Binioù-Koz, est la cornemuse bretonne, il fut importé avant le binioù-braz, il est aussi appelé bihan, par sa petite taille c’est la plus petite des cornemuses. Il ne possède qu'un seul bourdon et son chalumeau est le plus petit de toutes les cornemuses.
Un joueur de binioù est un biniouer.

La bombarde n'est quasiment jamais employée seule car elle demande un effort physique nécessitant des temps de repos. Elle est accompagnée de diverses manières, soit par des binious coz (vieux biniou ou petite cornemuse), soit par des binious braz (grand binioù) ou d'autres bombardes.

Les sonneurs jouent à tour de rôle. Les formules les plus récentes sont en couple (biniou bombarde), intégrées dans des groupes d'instruments variés.

De par leur rôle social, les sonneurs étaient mal vus par le clergé. Ils étaient le symbole de fête et avaient une réputation de buveurs ; c'est pourquoi beaucoup ont été excommuniés.

Vers 1900, Guémené compte 26 foires annuelles et le premier jeudi de chaque mois d’hiver, les halles doivent être nettoyées à treize heures pour laisser le champ libre aux sonneurs et danseurs à partir de quatorze heures.